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Interview de Nicolas Passalacqua, fondateur et CEO d’Octipas

Information mise à jour le 05/12/18

« L’innovation, c’est 50 % de la réussite »

Nicolas Passalacqua, fondateur et CEO d’Octipas.

Nicolas Passalacqua, fondateur et CEO d’Octipas

Nicolas Passalacqua dirige Octipas qu’il a fondée en 2010. L’entreprise montpelliéraine accompagne les enseignes de commerce de détail dans leur stratégie de digitalisation, notamment celle de leurs points de vente. Elle a conquis des leaders du secteur, Celio, Nature et Découvertes, Intersport, The Kooples…

Pourquoi avez-vous choisi Montpellier ?

J’ai grandi à Montpellier, j’y ai fait mes études et c’est ici que j’ai commencé à travailler. Quand j’ai créé Octipas, en 2010, j’ai trouvé dans l’écosystème montpelliérain tous les appuis nécessaires. Je me suis aussitôt rapproché du BIC de Montpellier. Pour les premiers financements, j’ai sollicité notamment Créalia (Synersud), qui m’a accordé un prêt personnel, et Oseo (BPI).

Quel a été le principal apport du BIC de Montpellier et de ses équipes dans votre réussite ?

L’accompagnement est extrêmement bien fait. Le BIC de Montpellier m’a apporté tout ce dont j’avais besoin lorsque j’ai démarré mon activité. D’abord, une formation de quatre mois à la gestion d’entreprise, très utile parce que, dès les premiers pas, on est confronté à la complexité de la gestion des ressources humaines, des questions juridiques, financières, comptables. J’ai aussi bénéficié de l’expertise d’un chargé d’affaires qui m’a accompagné au cours des premières années. Cela a été déterminant, en particulier sur la partie financière, car une startup innovante doit trouver des fonds au démarrage et pendant toute la période où elle réalise encore très peu de chiffre d’affaires. J’ai pu avoir rapidement une vue précise de l’ensemble des aides. Le BIC de Montpellier a réussi à développer sa notoriété et à conforter une excellente image auprès des acteurs économiques. Quand j’ai rencontré mes premiers clients, le fait de venir d’un incubateur aussi réputé m’a permis de lever des barrières et de susciter leur intérêt.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui veulent créer leur entreprise ?

Ne pas hésiter à se lancer ! En sachant qu’il faut se donner à 300 %, notamment au début. Il est essentiel de bien étudier son marché, d’identifier ce qui se fait, ce qui marche… La priorité est aussi de bien s’entourer, en choisissant des associés qui complètent bien son profil. Il faut former une bonne paire, un ingénieur et un commercial. L’un développe le produit, l’autre est capable de le vendre. Pour ma part, j’ai un double profil, ingénieur et marketing, et je me suis associé à un bon commercial. Autre point important : ne pas trop se précipiter au début, bien étudier son marché, prendre le temps de mettre au point son innovation et bien prendre du recul. Mais une fois que c’est lancé, il faut vite développer ses ventes pour rentabiliser l’entreprise.

Comment imaginez-vous l’entreprise innovante de demain à Montpellier ?

Une entreprise qui fait plus qu’innover ! Car cela ne suffit pas. L’innovation, c’est 50 % de la réussite. L’autre facteur majeur, c’est l’équipe qui porte cette innovation et parvient à la vendre. J’ai vu des gens qui avaient d’excellentes idées, mais qui n’étaient pas faits pour gérer une entreprise, les ressources humaines, les aspects financiers, le stress, les moments de crise… D’autres lancent une innovation, puis une autre, avec succès, parce qu’ils ont vraiment un tempérament entrepreneurial. C’est un mix. Il faut se positionner au bon moment, au bon endroit, avec une bonne innovation qui répond à une forte demande. Montpellier a de réels atouts, car la métropole est en pleine croissance, elle attire beaucoup de monde et plein de projets.
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